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La palpation en MTC


La palpation

Nous développerons successivement les deux aspects de la palpation :


  1. Diagnostic par les pouls chinois

  2. Diagnostic par la palpation des différentes parties du corps

La palpation est une méthode de diagnostic consistant à effleurer, à toucher, à palper et apprécier certaines parties de l’artère et certaines zones du corps avec les doigts de la main, afin de se renseigner sur l’état des malades.

1) Diagnostic par le pouls

La prise du pouls est une méthode de diagnostic consistant à palper l’artère, au niveau de certains emplacements, en se servant de la dernière phalange des doigts et à relever les modifications de la forme du pouls afin de pouvoir comprendre les affections internes du malade. Les modifications de la forme du pouls constituent « l’aspect du pouls ».

En Chine, le diagnostic par la prise du pouls est issu d’une longue histoire, les praticiens de toutes les époques y ont attaché la plus grande importance et ont continuellement enrichi de leur expérience et de leurs théories. Cette méthode est une des particularités majeures du diagnostic en médecine chinoise.

Les vaisseaux sanguins se répartissent et circulent dans l’ensemble de l’organisme, nourrissant en profondeur les organes et les viscères, humidifiant plus en superficie les tendons et les os, les muscles ainsi que de certains organes et orifices. De plus, le sang circulant dans les vaisseaux est en relation directe avec les cinq organes :


  • Ainsi le cœur régit et produit le sang,

  • La rate dirige le sang,

  • Le foie stocke le sang.

Pour ces raisons, la circulation du sang dans les vaisseaux est le reflet immédiat de l’état physiologique ou pathologique des organes et des viscères et des différentes parties du corps. Autrement dit, les différents aspects du pouls sont révélateurs de l’état de santé ou de l’état morbide du corps.

Pour certaines affections, des modifications de la forme du pouls précèdent la manifestation clinique du syndrome.

Les expériences cliniques confirment que les différents propriétés morbides des affections telles que :


  • L’aspect superficiel ou profond,

  • L’état d’insuffisance de plénitude,

  • La nature froide/chaude

Peuvent induire des modifications de la forme du pouls. Aussi, le diagnostic par le pouls est-il l’une des méthodes de diagnostic les plus sûre, car il s’appuie sur une base théorique et pratique.

A) La localisation des pouls

La localisation des pouls diffère suivant la méthode de diagnostic choisie.

Dans l’ensemble, on distingue trois méthodes de diagnostic par le pouls:


  • La méthode de diagnostic par le pouls sur l’ensemble du corps,

  • La méthode de diagnostic des trois emplacements

  • La méthode de diagnostic au niveau de l’artère radiale.


  1. La première méthode consiste à examiner les manifestations du pouls au niveau de la tête, des mains et des pieds

  2. La seconde concerne les pouls localisés au niveau de la gorge sur l’artère carotide, au niveau du poignet sur l’artère radiale, au niveau du coup de pied sur l’artère pédieuse.

  3. La troisième méthode enfin consiste à apprécier le pouls uniquement au niveau du poignet sur l’artère radiale, des deux côtés.

De nos jours, les deux premières méthodes sont rarement employées, alors que le diagnostic par la prise des pouls au niveau du poignet sur l’artère radiale est largement utilisé.

Cet emplacement se trouve au niveau de la styloïde radiale à l’endroit où l’on sent la pulsation. Les pouls à ce niveau peuvent refléter les affections de l’organisme dans son ensemble, car tous les vaisseaux du corps convergent à cet endroit.


En effet le méridien du poumon passe par la main et la radiale et les vaisseaux sanguins de l’organisme se ressemblent tous au poumon (le poumon est le « lieu de réunion des 100 vaisseaux »)

Le méridien du poumon débute au réchauffeur moyen, foyer de la rate et de l’estomac, eux-mêmes source de la production de la transformation de l’énergie et du sang de l’ensemble de l’organisme.

Ainsi, le diagnostic par les pouls de la radiale permet de se renseigner sur les affections des cinq organes et des six viscères, l’énergie et du sang.

Le pouls de l’artère radiale est divisé en trois secteurs :


  • La barrière au niveau de la styloïde radiale,

  • Le pouce en avant de la barrière

  • Le pied en arrière de la barrière.

  • La main gauche et la main droite comportent en tout six secteurs.

Pouls superficiels :



Pouls profonds :                                           Droit                        Gauche



Au cours des siècles, les correspondances établies entre les organes et les viscères et les trois secteurs ont suscité de multiples discussions parmi les praticiens. Cependant fondamentalement l’esprit reste le même.

Actuellement les correspondances les plus communément admises sont les suivantes :

A la main gauche, le pouce, la barrière et le pied correspondent respectivement au cœur et au péricarde, au foie et VB et intestin grêle ;

A la main droite, le pouce, la barrière et le pied correspondent respectivement aux poumons et à la poitrine, à la rate et estomac, au rein, au Mingmen et GI.

Cette méthode de correspondance concrétise le principe suivant :


  • Le haut pour s’informer de la partie supérieure,

  • Le milieu pour s’informer du centre,

  • Le bas pour s ‘informer de la partie inférieure.

B) Procéder pour la prise des pouls

Au moment de la palpation des pouls, le malade doit être en position assise ou allongée, son bras est placé à peu près au même niveau que son cœur, la main est en supination et l’avant-bras repose horizontalement.

Chez un patient adulte, le médecin utilise trois doigts ;


  • Il pose d’abord le majeur au niveau de la styloïde radiale afin de déterminer l’emplacement de la barrière,

  • Puis l’index en avant de la barrière afin de trouver l’emplacement du pouce

  • Et enfin l’annulaire en arrière de la barrière sur l’emplacement du pied.

Les trois doigts se courbent comme un arc, et naturellement et obliquement, la pulpe des dernières phalanges appuie avec une force égale sur l’emplacement des pouls. L’espacement entre les doigts dépend de la taille du patient en général il est limité à un intervalle étroit.


  • Chez l’enfant, ce pouls est trop ramassé, il n’est pas possible d’y placer trois doigts; on utilise alors un doigt pour apprécier les trois emplacements, les trois secteurs ne sont pas différenciés.

  • Chez l’enfant de moins de trois ans, on observe les vaisseaux de l’index.

En appuyant plus ou moins fortement ses doigts lors du diagnostic par les pouls, le médecin exerce une pression légère, modérée et profonde. On dit aussi s’élever, chercher et appuyer.


  1. Les doigts posés légèrement à la surface de la peau exerce une pression légère, on emploie le terme s’élever

  2. Quand les doigts appuient moyennement au niveau des muscles, ils exercent une pression modérée, on emploie le terme chercher

  3. Quand la force utilisée est grande, que l’appui se fait au niveau des tendons et des os, il s’agit d’une pression profonde, on emploie le terme appuyer.

À chacun des trois secteurs, pouce / barrière / pied, il existe trois postes d’observation, superficiel, moyen et profond, ce qui donne en tout neuf postes d’observation. C’est ce qu’on appelle généralement également les trois secteurs et les « neuf postes d’observation ».

Durant la prise des pouls, le médecin et le malade doivent prendre quelques précautions.


  • L’endroit doit être calme, le patient doit se reposer quelques instants avant la palpation.

  • De manière unanime pour les praticiens de toutes les époques, le moment le plus propice à se diagnostiquer le matin à jeun ; cependant à l’heure actuelle ces conditions paraissent difficiles à respecter.

  • S’il est donc possible de palper le pouls à toute heure de la journée, il est toutefois préférable de le faire le matin et un moment à s’éloigner de l’après un repas.

Lors de la prise des pouls, le praticien doit concentrer son esprit et examiner attentivement et minutieusement les formes du pouls. Sa respiration doit être régulière pour lui permettre de compter les pulsations du malade.

La durée de la prise des pouls ne doit pas être inférieure à trois minutes et certaines formes de pouls difficiles à apprécier nécessitent une durée supérieure.

C) Les manifestations normales du pouls

On parle indifféremment de pouls régulier ou de pouls normal.


  • Le pouls régulier comptent quatre pulsations par cycle respiratoire (une inspiration, une expiration),

C’est un pouls calme avec de la force, harmonieux. On le sent de manière égale aux trois secteurs pouce barrière pied et aux neuf postes d’observation : superficiels moyens et profond.

Un pouls régulier doit comporter trois caractéristiques, il doit avoir :


  • Du Wei,

  • Du Shen,

  • Du Gen.

a) Quand le pouls a du Wei, énergie d’estomac, son mouvement et tranquille, sans heurts et paisibles ;

b) Quand le pouls a du Shen, il est calme et a de la force ;

c) Quand le pouls du Gen, il a à de la racine, secteur du pied en profondeur, il est tranquille, calme et à de la force.

En pratique clinique, la présence absence de Wei, de Shen et de Gen permet d’évaluer la prépondérance ou l’insuffisance de l’énergie droite et participe de manière importante à l’établissement du pronostic.

L’aspect du pouls dépend étroitement des conditions internes de l’organisme de l’environnement extérieur

Le pouls est modifié non seulement en cas de perturbations pathologiques mais aussi de manière physiologique en fonction de l’âge, du sexe, de la condition physique et de l’état d’esprit du patient et selon certaines dispositions physiologiques.


  • Plus sujet est jeune, plus le rythme de son pouls est rapide.

  • Un adulte jeune a le corps vigoureux et son pouls présente de la force ;

  • Chez les personnes âgées, le corps est affaibli, le pouls est comparativement plus faible.

  • Le pouls d’une femme n’est relativement plus faible et plus rapide que celui d’un homme

  • Chez un sujet de grande taille, emplacements des pouls est plus étendu que chez un sujet de petite taille où il est plus ramassé.

  • Le pouls d’une personne maigre généralement plus superficielle que celui d’une personne grosse dont le pouls est plus profond.

  • En outre, un travail physique pénible des exercices physiques soutenus, une longue marche, la gestion d’un repas trop copieux, l’abus d’alcool ou encore un état d’excitation augmente le rythme et la force du pouls ;

  • Si l’on ressent la faim, le pouls et faible.

L’aspect du pouls d’un individu en bonne santé peut se modifier selon la saison et selon le temps ainsi :


  • Au printemps le pouls est légèrement plus tendu

  • En été légèrement plus vaste,

  • En automne il est légèrement plus superficiel

  • En hiver est légèrement plus profond.

Ces modifications du pouls sont normales, elles relèvent du pouls dit régulier, il ne faut pas les considérer comme des indications pathologiques.

Chez certaines personnes on ne peut pas sentir le pouls au niveau des emplacements classiques, mais situés légèrement vers le dos du poignet, on l’appelle « pouls déplacé obliquement ». Chez d’autres, le battement du pouls apparaît sur le dos de la main, on l’appelle le « pouls inversé ». Ces déplacements sont du au acheminement anatomique exceptionnel de l’artère radiale, ils ne sont pas considérés comme pathologiques.

D) Pouls pathologiques et principales affections correspondantes

La présence d’une affection au niveau des organes et des viscères, des méridiens et de leurs branches collatérales ou de l’énergie et du sang produit une modification de l’aspect du pouls, c’est ce qu’on appelle un pouls pathologique.

Grâce au diagnostic par les pouls, il est possible de localiser l’affection et d’en connaître la nature. C’est une donnée importante dans l’établissement du diagnostic différentiel en vue d’un traitement.

En ce qui concerne la classification des différents aspects du pouls, les divergences de vues ont toujours existé. Actuellement, on en distingue 28 formes.


  • pouls superficiel

Aspect : Il est perçu à l’appui léger, il devient plus faible qu’en la pression augmente.

Sa pulsation est ressentie de manière caractéristique et évidente en superficie.

Signification pathologique :

Symptômes de superficie. Traduit l’agression de la superficie par une perversité d’origine externe :


  • L’énergie droite monte en surface pour combattre cette perversité.

  • Quand le pouls est superficiel avec de la force, c’est un symptôme de plénitude et de superficie ;

  • S’il est superficiel et sans force, il s’agit d’un symptôme de superficie et de vide

  • Lors d’une infection chronique d’insuffisance, un pouls superficiel, grand et sans force, ne révèle pas un symptôme de superficie mais un symptôme critique l’insuffisance de l’énergie yang qui flotte vers l’extérieur.


  • pouls profond

Aspect : Il n’est pas perceptible à l’appui léger, on ne le sent qu’en augmentant la pression.

La caractéristique de ce pouls et qu’il n’est ressenti qu’en profondeur.

Signification pathologique :


  • Symptômes de profondeur.

  • La perversité stagne en profondeur, l’énergie et le sang sont bloqués dans l’interne.

  • Si le pouls est profond avec de la force, c’est un symptôme de profondeur et de plénitude

Quand l’énergie yang est déficiente, les pulsations sont sans force, le pouls est profond et sans force, c’est un symptôme de profondeur et d’insuffisance.


  • Pouls caché :

Aspect : Comparé aux pouls précédents, il est situé encore plus en profondeur ; la pression plus forte repousse les tendons et atteint les os.

Signification pathologique :


  • Dans un syndrome de plénitude, il traduit le blocage de la perversité dans l’interne

  • Dans un syndrome d’insuffisance il exprime l’extrême faiblesse de l’énergie yang.


  • Pouls retardé

Aspect : C’est un pouls qui vient lentement, il n’y a pas plus de quatre pulsations par cycle respiratoire.

Signification pathologique :


  • Symptôme de froid.

  • Le froid stagne dans les vaisseaux sanguins :

  • L’énergie yang bloquée ne peut que difficilement produire le battement du pouls et assurer la circulation du sang.

  • Quand ce pouls a de la force, c’est un symptôme de stagnation du froid et de plénitude.

  • S’il est sans force, c’est un symptôme d’insuffisance du yang et de froid interne.


  • Pouls lent 

Aspect : Malgré quatre pulsations par cycle respiratoire, ce pouls donne l’impression d’être encore plus lent.

Signification pathologique :


  • Si le pouls lent est calme et paisible, c’est un pouls normal et non pathologique.

  • Mais s’il est sans force, c’est un pouls pathologique que l’on observe souvent lorsque l’énergie est insuffisante et les pulsations faibles ou quand la perversité humide stagne et obstrue l’énergie et le sang.


  • Pouls rapide

Aspect : C’est un pouls qui vient rapidement avec plus de cinq pulsations par cycle respiratoire.

Signification pathologique :


  • Symptôme de chaleur.

  • La perversité chaude augmente la fréquence du pouls ainsi que la circulation du sang et de l’énergie.

  • S’il se manifeste avec force, il signe la présence de chaleur et la plénitude,

  • S’il se manifeste sans force il révèle la présence de chaleur et d’insuffisance.


  • Pouls vif 

Aspect : il vient très rapidement avec plus de sept pulsations par cycle respiratoire.

Signification pathologique :


  • Il apparaît lors de syndromes critiques quand le yin véritable ne peut plus ancrer le yang.


  • Pouls vide

Aspect : Il est sans force aux trois secteurs aussi bien au niveau superficiel qu’à un niveau plus profond. C’est le nom générique de tous les pouls en force.

Signification pathologique :


  • Symptôme d’insuffisance. Généralement, il signe la déficience simultanée de l’énergie et du sang.

  • Quand l’énergie et le sang sont insuffisants, l’énergie n’a pas assez de force pour impulser le battement du pouls et promouvoir la circulation du sang, le pouls est alors sans force ;

  • Le sang est en insuffisance et les vaisseaux semblent vides à la pression.


  • Pouls plein

Aspect : Il se manifeste avec force aux trois secteurs aussi bien en surface qu’en profondeur.

C’est le nom générique de tous les pouls avec force.

Signification pathologique : Symptômes de plénitude.


  • La perversité est en excès et l’énergie droite est insuffisante, elles sont toutes deux en lutte, c’est pourquoi le pouls est ressenti avec force sous les doigts.


  • Pouls Glissant

Aspect : Il va-et-vient de manière très fluide sous les doigts, il paraît arrondi et glissant.

Signification pathologique :


  • Mucosités fluides, accumulation alimentaire, plénitude et chaleur.

  • Les perversités de type plénitude s’accumulent à l’intérieur et font jaillir l’énergie et le sang.

  • Chez la femme enceinte, l’énergie et le sang sont abondants et harmonieux, on observe également ce pouls.


  • Pouls remuant 

Aspect : Il est court et semblable à un petit pois qui s’agiteraient sous les doigts : glissant, rapide, avec de la force.

Signification pathologique :


  • Il est signe de douleur et de frayeur.

  • La douleur empêche la circulation de l’énergie du sang,

  • La frayeur perturbe l’énergie et le sang, pour cette raison le pouls est nerveux et s’agite comme un petit pois.


  • Pouls rugueux

Aspect : Il va-et-vient difficilement, lentement, sans fluidité ; il est semblable à la lame d’un couteau raclant légèrement du bambou.

Signification pathologique :


  • Un pouls rugueux sans force traduisant l’endommagement de l’essence et l’appauvrissement du sang ;

  • Un pouls rugueux avec force révèle la stagnation de l’énergie et du sang.

  • Quand l’essence et le sang sont insuffisants, la circulation est difficile dans les vaisseaux, le pouls vient alors péniblement.

  • Quand l’énergie et le sang stagnent, les voies des vaisseaux ne sont pas dégagées et le pouls paraît rugueux.


  • Pouls vaste

Aspect : Il vient comme une vague déferlante, il arrive puissamment et se retire un peu affaibli.

Il est vaste, grand, plein avec de la force, puissant comme le mouvement d’une vague, il va et vient plein de puissance.

Signification pathologique :


  • Prépondérance de la perversité de la chaleur.

  • La chaleur excessive dans l’interne agite le sang et l’énergie qui surgisse vigoureusement.

  • Le pouls vaste s’observe également lors des maladies de chaleur due à une atteinte externe, quand le yin est endommagé et que le yang n’étant plus ancré flotte en surface ; le pouls est alors également vide et sans force à l’appui profond.

  • Le pouls vaste est ample comme le mouvement de la vague, il peut être perçu à l’appui léger et il ressemble alors à un pouls superficiel.

  • Cependant à l’appui profond, il ne faiblit pas et reste vaste et grand, c’est ce qui le différencie du pouls superficiel.


  • Pouls grand 

Aspect : C’est un pouls plus grand qu’un pouls normal mais sans ce puissant mouvement semblable à celui d’une vague.

Signification pathologique :


  • Quand le pouls grand a de la force, c’est un symptôme de plénitude et de chaleur.

  • Quand il est grand et sans force, il indique une déficience de l’énergie yang qui ne pouvant être conservée dans l’interne flotte.

  • Ainsi, la présence ou l’absence de force du pouls grand révèle l’état de l’énergie droite et de l’énergie perverse.


  • Pouls fin

Aspect : C’est un pouls ténu comme un fil, faible et sans force ; on le perçoit cependant distinctement sous le doigt, il se caractérise par l’étroitesse de sa forme et la petitesse de ses mouvements.

Signification pathologique :


  • Déficience et consomption ; en particulier insuffisance du yin et du sang.

  • Il signe également la présence d’humidité.

  • Quand le yin et le sang sont insuffisants, les vaisseaux ne sont plus remplis et le pouls est ténu comme un fil.

  • L’humidité perverse rétrécit la lumière des vaisseaux, c’est pourquoi le pouls est perçu fin.


  • Pouls faible

Aspect : Il vient sans force sous les doigts, il est profond et fin.

Son battement est caractérisé par la faiblesse et l’absence de force.

Signification pathologique :


  • Symptômes de déficience simultanée de l’énergie et du sang.

  • L’énergie étant déficiente, le battement est sans force, le sang étant insuffisant, les vaisseaux ne peuvent être remplis ; de la sorte le pouls est profond fin et sans force.


  • Pouls menu

Aspect : Extrêmement fin est faible, parfois perceptible parfois inexistante, à l’appui plus profond il semble sur le point de s’arrêter.

Signification pathologique :


  • Souvent observé en cas de syndrome grave des déficiences extrêmes de l’énergie yang.

  • L’énergie Yang est extrêmement faible, la pulsation du pouls est sans force, le pouls est menu et semble sur le point de s’arrêter.


  • Pouls mou

Aspect : C’est un pouls flottant, fin est faible, perceptible à l’appui léger, il n’est plus perçu si l’on appuie plus fortement.

Signification pathologique :


  • Déficience et présence d’humidité.

  • On l’observe lors des symptômes d’insuffisance, il est dû à la déficience de l’énergie et du sang, il est alors superficiel fin et sans force.

  • Quand l’humidité perverse envahit l’organisme, il est plutôt superficiel ;

  • Quand l’humidité bloque le mouvement de l’énergie et obstrue les vaisseaux, le pouls mou est plutôt fin et faible.


  • Pouls tendu

Aspect : Il est droit et long, évoque la sensation que donnent les cordes d’un violon sur lesquels on appuie.

Signification pathologique :


  • Affection du foie de la VB, douleurs et mucosités fluides.

  • L’énergie du foie et de la VB stagne, le foie perd sa souplesse :

Les vaisseaux sont vibrants, tendus et rectilignes comme une corde et le pouls lui-même devient tendu.


  • La douleur provoque la contraction des tendons et donne ainsi un pouls tendu. Si les mucosités fluides bloquent les mouvements de l’énergie, le pouls est souvent tendu et glissant.


  • Pouls en peau de tambour 

Aspect : Il est tendu, pressé et vide au milieu, semblable à la sensation éprouvée à l’appui sur une peau de tambour.

Signification pathologique


  • Il est souvent observé en cas d’hémorragie, de spermatorrhées, de fausses couches et d’hémorragie utérine.

  • Il traduit une insuffisance interne de l’essence et du sang : l’énergie n’a plus de support et flotte en surface.


  • Pouls résistant 

Aspect : Il est perceptible à l’appui en profondeur, il est plein, grand, tendu et profond, ferme et ne se modifie pas.